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Portrait Alumni – Mélanie, chargée de développement et co-fondatrice de L'Eventail

Portraits

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07/05/2025

À la rencontre de Mélanie :

Mélanie, bientôt 33 ans à suivi une formation en Gestion, divisée en plusieurs sections : BTS Commerce International en 2011, BTS Animation et Gestion Touristiques Locales en 2013, Licence en Gestion des Organisations en 2014 …… puis Master en Management des entreprises de l’économie Sociale et Solidaire en 2022. 

Questions & Réponses :

Que faisiez-vous à l’incubateur ? 

J’ai structuré deux projets entrepreneuriaux que j’avais en reprenant mes études : l’un beaucoup plus petit que le second ! Une micro-entreprise, pour être à mon compte et proposer des services en freelance afin d’aider les associations engagées dans la culture ou l’écologie à communiquer, des visites guidées du territoire répondant aux enjeux du développement durable et autres ateliers pour le développement durable. 

En parallèle, j’ai surtout étudié la création d’un projet beaucoup plus ambitieux : fonder un écolieu autour de Reims. Cette création a été l’objet de mon mémoire de master. Par écolieu, s’entend un lieu de vie pour plusieurs foyers volontaires de partager des espaces, des outils communs et de mutualiser certaines compétences pour un mode de vie plus sobre. Il existe plus de 1300 écolieux recensés par la coopérative Oasis en France de nos jours, mais aucun n’est implanté dans la Marne. En plus de cet habitat partagé, je souhaitais étudier la possibilité d’aménager un espace ouvert à la création artistique, aux spectacles, aux conférences pour dynamiser le lieu. Et enfin, que ce lieu puisse proposer des hébergements à la nuitée ou à la semaine. A l’incubateur, j’ai fait des recherches sur d’autres lieux similaires et j’ai posé les bases d’un tel lieu à Reims par la rédaction de mon mémoire. 

Juste après mon master, j’ai co-fondé l’association de préfiguration L’Éventail en mai 2023. Cette association a permis de créer et de fédérer un collectif pour porter avec moi cet écolieu, rechercher un lieu et faire la promotion du projet. Après plusieurs mois d’organisation et de rencontres, nous avons vu un premier lieu sur lequel nous nous sommes projeté·es entre septembre et décembre 2024. Malheureusement, nous n’avons pas encore les moyens suffisants pour acheter le bien et faire les premiers travaux. On prend quelques mois de recul pour trouver les fonds et/ou un autre lieu, à 30 km de Reims ces temps-ci. 

À l’incubateur, j’ai surtout appris à développer mon côté entrepreneur ! Désormais je peux affirmer fièrement être entrepreneuse de l’économie sociale et solidaire, c’est une belle récompense acquise grâce au D2E.

Quelle compétence acquise à l’UFR SESG est la plus utile dans votre projet entrepreneurial ?

La compétence la plus utile dans ce(s) projet(s) entrepreneuriaux sont, pour moi, le management de projet. Il rassemble les compétences acquises en négociation, comptabilité, entrepreneuriat, communication, management RH, toutes nécessaires au développement de ces deux activités. Je fonctionne souvent en mode projet, avec un objectif à atteindre, des besoins à satisfaire et des ressources à trouver pour l’aboutissement des projets lancés.

Les compétences à développer pour réussir dans votre secteur ?  (En deux/trois mots)

Tourisme : adaptabilité, satisfaction client

ESS : empathie, courage, méthodologie

Votre premier job après l’URCA, c’était quoi ?  

Pendant le master, j’ai rencontré l’équipe de Reims 2028, capitale européenne de la culture, pour laquelle j’ai fait du bénévolat. L’ambition de cette association présidée par Arnaud Robinet et Xavier Albertini et dirigée par Eléonore Assante était d’imaginer Reims comme capitale européenne de la Culture pour 2028 (concours national – label européen). Après quelques mois de bénévolat et freelance, j’ai été embauché en tant que Responsable développement durable, tiers lieux culturels et lien au territoire. 

Comment a évolué votre carrière depuis votre diplôme ?  

Malheureusement, Reims n’a pas été sélectionnée et mon contrat s’est arrêté en mars 2023. J’ai enchainé avec un autre contrat salarié, à mi-temps en tant que chargée développement associatif pour l’association Des idées plein la terre. C’est une association que j’aime beaucoup tant pour les valeurs que les actions et pour laquelle je suis missionnée pour développer les partenariats, trouver des financements et promouvoir les actions de l’association. 

Ayant créé ma micro-entreprise, j’ai aussi travaillé à mon compte et notamment en tant que guide conférencière. J’ai créé entre autres la visite « Ces femmes qui ont marqué l’Histoire de Reims » que j’anime régulièrement pour l’office de tourisme de Reims, des centres de loisirs, des écoles, entreprises… ! J’anime aussi d’autres visites ponctuellement, ayant à cœur de partager l’Histoire de Reims et de la région. 

Enfin, j’ai co-fondé « L’éventail… » l’association de préfiguration de l’écolieu pour laquelle j’ai fait un bon nombre d’heures de bénévolat. Comme beaucoup de projets associatifs, celui-ci dépend beaucoup des temps disponibles de ses membres, il n’est pas rare que leur développement soit accéléré ou ralenti à certaine période. L’association existe depuis mai 2023 et a réalisé un bilan très positif en décembre 2024. 

Avez-vous un souvenir marquant lié aux opportunités offertes par l’UFR ou l’incubateur ?

Lors du défi Etudiant entrepreneur de 2022, n’ayant pas assez confiance pour présenter le (gros) projet d’écolieu, j’ai présenté mon projet de micro-entreprise, sans expliquer toute ma stratégie entrepreneuriale (micro-entreprise pour rencontrer des professionnel·les du tourisme afin de développer le projet d’écolieu en parallèle). J’ai donc présenté une toute petite ambition et un budget prévisionnel tout petit lui aussi. Évidemment, le jury aguerri a trouvé cette présentation louche et avec peu d’ambition mais je n’ai rien osé dire pendant la phase de questions/réponses. J’ai toutefois échangé en off avec l’un des membres du jury, travaillant à la BPI et je lui ai tout dévoilé. Il m’a énormément aidé avec une toute petite phrase : « il ne faut pas avoir peut de l’argent quand on entreprend : l’argent, nous les banquiers, on gère. Si un projet tient la route, on le financera. Occupe-toi donc de monter le projet, l’argent viendra. » Et j’ai osé y croire davantage !

Recommanderiez-vous l’UFR SESG aux étudiants ? Pourquoi ?  

Pour le Master Management de l’économie sociale et solidaire, je le recommande vivement ! Ce master permet aux entrepreneur·euses de penser l’entrepreneuriat dans les domaines de l’écologie, de la culture, du médico-social, de l’entraide… ! Et il y a beaucoup à faire !! 

Quel conseil donneriez-vous à un étudiant qui souhaite se lancer dans l’entrepreneuriat ?

À un étudiant ou une étudiante qui souhaite se lancer dans l’entrepreneuriat, je n’ai qu’une chose à dire : OSE ! 

Si vous deviez partager une anecdote sur votre parcours universitaire ? 

J’ai mis un peu plus de 10 ans pour finir un master, mais je ne regrette rien ; toute l’expérience accumulée en travaillant entre ma licence professionnelle et ma reprise en M2 m’ont toutes beaucoup apportée. 

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